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Comme dit ma mère d'Elisabeth Pasquier dans Ouest France par Daniel Morvan



Elisabeth a grandi en même temps que sa ville


Comme dit ma mere, d'Élisabeth Pasquier, n'est pas un simple livre de souvenir. Il permet de comprendre l'intelligence du monde, drôle et naïve, d'une enfant des années soixante.


A‑t‑on déjà parlé comme ça de la ville, de l'enfance, de la religion, du travail, des vacances, de l'histoire, de là culture ? Pas avant qu'Ellsabeth Pasquier s'en mêle. Profession: sociologue, le mot savant pour dire qu'on s'intéresse aux autres, leurs façons de vivre. Penchant secret : théâtre et littérature.
Au départ, un devoir qu'Elisabeth Pasquier doit rendre. Comme une copie de bac mais en mille fois plus gros. « Habilitation à diriger des thèses », HOT pour les intimes. Un de ces pavés qu'Élisabeth Pasquier a voulu alléger, en y mettant de l'émotion, du ressenti, do l'enfance: « J'ai déjà beaucoup travaillé sur la manière de raconter sa vie. J'ai essayé de me l'appliquer à moi‑même.»

Une plume née du théâtre
Élisabeth prend alors sa plus belle plume. Sans trop s'y attendre, elle donne te jour à un livre fleuve. Un roman vérité écrit d'une seule coulée, avec des phrases comme «j'aime bien dire nous les hommes, en sachant que moi une fille j'en fais partie.»
Ou encore : « [Ma mère] s'était fait faire de faux papiers avec une adresse à Quimperlé juste pour avoir lé droit de‑se baigner. Je sais avec cette histoire que les femmes de ma famille sont prêtes à tout pour se baigner.»
En voulant retrouver te regard et les mots de l'enfance, Elisabeth Pasquier a rencontré l'écriture. Celle qui évoque « l'inconnu de soi, de sa tête, de son corps ». Ce livre préfère le côté ensoleillé de la rue. Il n'est pas une plongée dans le sombre de la vie qu'elle connaît trop. ‑
C'est le metteur en scène Michel Liard, son mari, qui lui a fait partager son univers d'homme de théâtre « J'ai beaucoup passé de temps dans les salles de répétition, avec Michel. J'ai aussi partagé de belles expériences autour du théâtre de la parole avec Gilles Gelgon et Monique Hervouèt. » La mort de Michel, et celle du père d'Élisabeth, dans le même accident, va précipiter le mouvement vers l'écriture.
Le livre est écrit et publié sans un seul retour à la ligne. Une aberration, selon les critères de lisibilité. là li mite de la littérature expêimentale, genre Joyce ou Prigent (auteur d'Une phrase pour ma mère) Élisàbeth a ouvert les vannés de la mémoire continue. A donné libre cours à cette rêverie autobiographique qui, disent les neurologues, occupe notre cerveau les trois‑quarts du temps.
Les phrases s'enchaînent pourtant naturellement, les coq‑à‑l'âne coulent de source : « Je me suis imposé une seule structure de départ, les deux voyages entre la périphérie (la Contrie) et là centre‑ville de Nantes ; entre Nantes et le bléd, la maison de vacances du Pouldu. »
Ce qu'ill advient, 'c'est une écriture magnifique, joyeuse, jmpertinente. « Je suis en désaccord avec l'idée que la science doit faire rupture avec le sens commun », assure Elisabeth Pasquier.
Le livre nous plonge dans le cerveau d'une petite Nantaise des années soixante, entre 8 et 13 ans. Un fabuleux chantier d'organisation du monde, de cartographie mentale de là ville, de définition du genre féminin, de fabrication de croyances.

Conquête de la culture
Tout cela raconte deux ou trois choses de la nouvelle classe moyenne qui émerge au cours des Trente glorieuses à Nantes. Celle pour qui l mieux vivre ne sera jamais arrogance de « rupins » mais conquête de la culture, accès à l'opéra, au baccalauréat, livres et jazz à tous les étages.
Années « glorieuses » où une fillette blonde prénommée Élisabeth, « comme une reine de Hongrie », découvre le monde comme personne. Voit en Jeanne d'Arc « la première des féministes » et pense très souvent à la guerre, aux bombardements qui ont donné à son père le courage de déclarer son amour à sa mère.
Un grand livre sur le bonheur, voilà ce qu'a écrit Elisabeth Pasquier.


Daniel MORVAN.


Comme‑ dit ma mère, d'Élisabeth Pasquier, éditions Joca Seria, 76 p., 14€.

Ouest France 31 janvier 2012
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Pierre Pachet lauréat du prix Roger-Caillois

Voilà une nouvelle bien agréable nouvelle.
Nous tenons Pierre Pachet pour un des plus grands auteurs français. Nous sommes très fiers d'avoir publié un de ses livres.
Bêtise de l'intelligence a été publié en 1995 et réédité en 2006
Pierre Pachet se livre avec son acuité et son ironie habituelles à un original exercice de critique littéraire à partir d’une scène (imaginaire ?), sculptée en bois peint, laiton et résine par Jean-Louis Faure et intitulée “Jean-Paul Sarte et Simone de Beauvoir refusant de serrer la main d’Arthur Koestler”. Dans cet exercice d’humour noir décapant, l’artiste comme l’essayiste ne cachent pas où va leur préférence. Nicole Zand Le Monde




Pierre Pachet prix Roger Caillois
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Berkson l'écervelé par Emmanuel Laugier dans le Matricule des anges de juin 2011

Le Matricule des anges
juin 2011

Berkson l'écervelé


Poète de l'école de New York, il travaille le corps de la poésie tel un système nerveux, intégrant la disjonction comme méthode de perception.

De treize ans son aîné, Frank O'Hara fit de Bill Berkson un portrait en poème intrigant, dont le titre (« L'école de
New York de Bill ») rappelle son rôle au sein de la seconde génération de ce groupe : Il pense avec plaisir que / son prénom est le même que celui de De Koofling. / Les gens l'appellent même "Bill" aussi, et / ça les fait souvent sourire. Il juge plutôt sévèrement // en fait les gens qui sourient sans / raison (...) /Au musée Frick il //a l'air plutôt apache. Il aime le thon /et la vodka, les collages et l'eau de Cologne, et / voir des films français plusieurs fois. / Il se sent vraiment chez lui à la galerie Sidney Janis ». On pourrait voir là une mosaïque elliptique et subjective, mais elle renseigne en fait assez bien sur le contexte de l'époque : d'une part sur le lien que les poètes, dont Bill, avaient avec les peintres de l'abstraction lyrique, dont De Kooning, Pollock, Motherwell furent les axes vibrants
d'autre part avec leurs galeries, dont en tête celle de Sidney Janis, qui accueillit de nombreux artistes européens, puis ceux de la jeune génération de l'Amérique des années 50. On y apprend que Berkson, sensible à l'art, sera par la suite, après ses études à Brown University (Providence), critique d'art et commissaire d'exposition ; que sa sévérité de jugement va sans doute de pair avec sa conception d'une poésie aux « bords durs », tendue qu'elle est par une multiplicité de taches contrastées où s'inventera une autre profondeur, comme chez Pollock, où l'espace de la toile s'en trouvera bouleversé.

Dans Parties du corps, première anthologie sur quarante années d'écriture, toutes ces influences (dont celle de la Beat Generation) sont présentes, maïs follement dispersées aux quatre vents d'un poème ouvert au tout-venant de la réalité et du langage. Le cinéma est constamment convoqué comme genre et processus : la fin d'un poème ne se termine pas, comme si le hors champ en avait happé la suite. A nous de le continuer et de rêver dans ses bas-côtés disparus : « Désormais les ennuis arrivent entre les êtres de la forêt, / Et la fumée fait des nappes dans lesquelles nous caressons / Nos divers petits sourires, mais l'accident ne se produira pas / car quelqu'un a volé les pommes / Et quelqu'un d'autre a "bouclé la boucle", s'en est pris au brouillard. / La neige s'est installée dans le lieu de réunion. (...) / La honte s'insinue parmi les bouleaux, on a éteint un feu. »

Souvent brefs, véritables petites focales cadrées sur un détail en apparence anodin, mélange de nappes de sensations et de mémoires, entrecroisées elles-mêmes de références culturelles (» Rêve Duchamp », « Stanky »), les poèmes de Berkson se révèlent aussi denses que d'une légèreté fantasque, voire même déceptive. Leur profondeur ne revient qu'à l'attention qu'ils portent sur toutes les surfaces, leur propos oscillant entre faits vus et choses lues. Des disjonctions du langage à l'idiotie des choses dispersées dans l'espace-temps, reste un arpentage visuel qu'un mot placé en porte-à-faux décale ou décalque, selon. Ce genre de brèves notations (« Une culotte bleu foncé/parmi les brosses à cheveux. » ; « C'est une propriété du liquide / de se trouver dans la poche / quand on en a besoin »), se synthétise en un « ily ajuste k moule de l'apparence proféré par un pot de confiture ». Mais plus loin, dans « Gloria », la part si cassavétienne de Berkson ressort, offrant au poème une vitesse sidérante : Un grand drapeau américain / claque bruyamment / à l'extérieur de notre salle à manger, /flottant à un mât / du balcon supérieur / en face. /Je crois toujours entendre / quelque pauvre voyou / courant dans la nuit / defin septembre, baskets battant.

Emmanuel Laugier


PARTIES DU CORPS (1960-2010)
DE BILL BERKSON
Traduit collective. Postface d'Olivier Brossard
Editions Joca Seria, 158 pages, 15€

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Article de Yoann Barbereau consacré à "Parties du corps de Bill Berkson" dans Place publique Nantes/Saint-Nazaire

Revue Place publique Nantes/Saint-Nazaire

Parties du corps


Après Frank O’Hara et Ron Padgett, c’est à nouveau un poète associé à l’école de New York que publient les éditions Joca Seria au sein de leur collection américaine : Bill Berkson. Le livre prend cette fois la forme d’une anthologie rassemblant cinquante années de création poétique (1960-2010). Les poèmes de Parties du corps sont pour la plupart tirés de Portrait and Dream (Coffee House Press, 2009) qui a remporté le prix Balcones du meilleur livre de poésie 2010. Une postface éclairante, signée Olivier Brossard (directeur de la collection), permet de prendre connaissance de la petite histoire de l’auteur tout en accédant au texte, à sa logique et ses manières, depuis l’intérieur de l’édifice. On pourra aussi commencer par le court entretien datant de 1988 et reproduit à la fin du livre, où l’on découvre un homme caustique et clairvoyant (« à une époque où la poésie est chose non entendue, chose n’ayant aucune existence publique, je me demande ce que cela doit faire pour quelqu’un de vingt ou vingt-huit ans qui s’y met maintenant, avec tout ce vide autour »).
Né en 1939 à New York, Bill Berkson a donc baigné, comme tous ses amis poètes, dans la peinture de Pollock, de Kooning, Mitchell, Guston et quelques autres. À l’époque, comme à tous, le constat s’est imposé à lui : « les écrivains et les musiciens sont dans le bateau, mais pas au gouvernail ». Cela ne fut pas pour lui déplaire, puisque son œuvre s’est largement écrite et continue de s’écrire dans la proximité et même parfois la collaboration avec peintres et artistes (Joe Brainard, Alex Katz, George Schneeman entre autres). En parallèle à sa production poétique, Bill Berkson a d’ailleurs donné quantité de textes sur l’art qui ont été rassemblé en trois volumes conséquents.
Parties du corps est le titre d’un poème fait de fragments épars. Bill Berkson assigne à la poésie « le rôle de rendre compte de la subtilité du corps humain, explique Olivier Brossard, et, notamment de son embarras : le corps est un corps embarrassant parce qu’il prend de la place […] et parce qu’il m’offre à la vue d’autrui et m’oblige ainsi à me demander comment je vais (me) présenter. » Si Parties du corps est aussi le titre de l’anthologie, c’est sans doute que l’ensemble constitue comme un journal poétique fragmentaire, une présentation, comme les traces lacunaires d’un corps à travers les années, le relevé sous diverses formes (poèmes narratifs ou « abstraits », réflexifs, visuels ou auditifs, longs ou lapidaires…) d’« états dispersés » qui finissent bizarrement par constituer un chant. Corps du texte, corps physique, corps du langage, corps du monde, « ça fait énormément de corps, tout ça », comme dirait l’autre (Barthes cité par Olivier Brossard dans sa postface)… L’écriture de Bill Berkson est disjonctive, il le dit lui-même, elle est « scatterbrained », écervelée, avec ici et là des morceaux étalés. « Le puzzle ne s’approprie pas », dit un poème. Impossible d’en venir à bout, nous sommes seuls avec les morceaux. Rien de tragique à cela pour autant, nous souffle Bill Berkson. Reste à s’emparer de ce qu’on pourra, à jouer, jongler et danser avec les éléments qu’on aura eu la chance de saisir. Attrapons un poème presque au hasard. Celui-ci s’intitule Chaloff (du nom d’un célèbre saxophoniste jazz), il s’achève ainsi :
Mais banquises si distantes tournent en dérision le présent continu.
Contre le vif, le vague, sa brindille vernie
s’agite, cajole et gémit,
arpentant une pression importée que la rosée babille.
Quelle brindille retient la nuit ?
Qui est seulement catastrophique ?
Le monde et ses fêlures ?
Désir, occlusion, force,
pratique des prélèvements les plus tendres, qui par à-coups pliaient
des perles.

Yoann Barbereau

Bill Berkson, Parties du corps – Poèmes 1960-2010, traduit de l’américain par Olivier Brossard et Ron Padgett, postface d’Olivier Brossard, Joca Seria, 158 p., 15 €.

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Article d'Éric Houser consacré à "Parties du corps" de Bill Berkson sur Sitaudis.fr


Sitaudis.fr

Bill Berkson. Parties du corps. Poèmes 1960-2010. par
Éric Houser
bill-berkson-parties-du-corps-poemes-1960-2010

«Il y a trop de sens pour nous laisser en donner davantage»




Il faut saluer cette publication de traductions en français de poèmes de Bill Berkson, dont la composition s’étale sur un demi-siècle, entre 1960 et 2010. Ce volume s’intègre dans une collection américaine, dirigée par Olivier Brossard, qui comprend déjà deux livres importants, Poèmes déjeuner, de Frank O’Hara, et Le Grand Quelque chose, de Ron Padgett.
C’est une formidable occasion de découvrir une oeuvre qui n’est pas encore bien connue ici. Faites le test : connaissez-vous Berkson-avec-un-k ? Alors que la mouvance à laquelle il est rattaché, la dite école de New York, est, via John Ashbery, Frank O’Hara et Kenneth Koch surtout, mieux identifiée semble-t-il. Vous avez donc avec ce volume plus qu’un aperçu d’un parcours d’écriture qui comprend à ce jour une vingtaine de livres. Et, en bonus, une postface d’Olivier Brossard qui d’une part situe sans pesanteur «l’homme et l’oeuvre» (où l’on apprend notamment que les deux frères Angelicus et Fidelio Fobb n’étaient autres que Bill Berkson et Frank O’Hara, dans un étonnant texte-hommage de ce dernier), d’autre part est une étude de la poésie et de la poétique de Berkson : Rentrer dans ses gonds, c’est l’ingénieux titre d’Olivier Brossard pour en quelque sorte résumer ce qui est à l’oeuvre dans les poèmes de Berkson. «En décrochant du besoin de faire référence (...), le poème est comme un intérieur sans extérieur, un milieu qui ne souhaite donner sur rien d’autre que sur lui-même». Et, un peu plus loin : «On n’entre pas dans la poésie de Bill Berkson, pas plus qu’on y descend».

Il y a beaucoup d’indications intéressantes dans cette postface, notamment sur le rôle de la couleur (des noms de couleurs) dans la poésie de Berkson. La couleur principe actif (n’oublions pas que Berkson est aussi fort lié aux peintres et à l’art de son temps), un passage qui m’a fait particulièrement plaisir car j’ai toujours confusément pensé qu’il y avait dans cette nomination-là, cette nomination écrite des couleurs, quelque chose de particulier, un effet spécial obéissant à une logique propre.
De cette écriture «fondée sur la disjonction», Olivier Brossard dit justement qu’elle «fait naître une tension, le plus librement possible, sur la page d’abord (d’où l’importance dans certains poèmes de la disposition des vers), dans le poème, dans le vers, entre les mots (...) Certaines catégories grammaticales flottent (...), les prépositions mènent souvent dans le mur (...) Certains mots hésitent entre la casquette d’adjectif ou de substantif.»

Deux citations :
Dans Comme si tu ne savais pas (pour Ed Ruscha), un des derniers poèmes de cette anthologie :

Suivre quelque chose mot
Moteur le foret

Ruminations dispersées
Premières notes

Belles et ensoleillées
Domine un résidu loufoque

Le bulldozer d’une logique fausse aplatit
Le vif qu’ouvre un affect plus rapide

La logique ne peut expier
Sauf quand elle est drôle

Déraille déconne pouffe crache fulmine
Produits de l’incongruité

Trop vraies
Au bord de la pensée

Les répliques de la clarté
Dispensent en nature
De splendides faits blancs bravo on rit avec
La subtilité hésitante

Dont l’élévation si inventive
Ressemble au paradis



Dans un entretien avec Thomas Devaney : «Quand on écrit, il ne s’agit pas tant de dire quelque chose que de créer une atmosphère pour que les mots se laissent prendre comme ils viennent, les uns après les autres, vers cognant contre vers, (...) comme des bateaux amarrés tous ensemble - ouverts à des significations qui s’accumulent» (propos de Bill Berkson).

«Être «partagé» à la lecture du livre ne peut plus signifier l’apprécier modérément, mais, au contraire, ne plus savoir où donner de la tête : nous aussi avons été distribués aux quatre coins du livre» (Olivier Brossard).

Un mot sur la couverture du livre enfin : elle reprend une photographie de Rudy Burckhardt intitulée Saks, de 1939 (année de la naissance de Berkson), possible allusion à la mère du poète, Eleanor Lambert, surnommée «l’impératrice de la mode américaine». Cette femme élégante de profil, avec chapeau, sac et petite valise, est-ce qu’elle ne vaut pas comme métaphore de la lecture de ce livre : un passage dans le texte, une sortie, un «aller faire un tour», et en tout cas une expérience, décentrante, disjonctive et assez joyeuse il me semble.

Le commentaire de sitaudis.fr
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Omar Berrada, Vincent Broqua, Olivier Brossard, Vincent Dussol, Abigail Lang, Clément Oudart, Martin Richet et Béatrice Trotignon. Postface Olivier Brossard. éditions joca seria, 2011, collection américaine 160 p. 15 €

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Article de Pierre Vavasseur dans le Parisien

Edition : le triomphe des régions

Voilà en quels termes Pierre Vavasseur décrit Joca seria

Des ouvrages élégants
Mieux, certains sont d'autant plus fiers qu'ils fonctionnent sur le mode indépendant. Pas de maison mère cachée derrière. C'est le cas à Nantes des éditions Joca Seria. qui fêtent leurs vingt ans d'existence. L'équipe est inversement proportionnelle, à la richesse de la production : elle se résume au couple de fondateurs, Brigitte et Bernard Martin, tôt levés, tard couchés. mais ne cessant, à raison de dix à douze livres par an, d'étoffer leur catalogue de littérature générale - française et étrangère. Chic du chic, leur dernière collection. Extraction, est dirigée par Chloé Delaume écrivaine très en cour.., dans La capitale. Qu'importe si les textes relèvent du laboratoire. Ils trouvent sans effort leur public et voisinent en bonne intelligence avec le best-seller maison. «Les Coquillages de M. Chabre ». une nouvelle d'un certain Emile Zola.
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Arnaud Laporte évoque joca seria


Podcast
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Portrait de Françoise Quardon dans Figaro Madame

http://madame.lefigaro.fr/societe/parcours-de-femme/647-francoise-quardon-baroque-flamboyante

Elle a de la mariée de Tim Burton, et vient d’ailleurs, à 48 ans, de se faire passer la corde au cou ! Vingt-cinq années de créations supertrash rehaussées de fleurs, de perles ou de volants, et voilà que Les Délices des Harpies, son nouveau service en porcelaine, fait son entrée à l’Élysée. Portrait.
Paru le 29.10.2009, par Sandra de Vivies
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