Parutions à venir
mars 2012
On ne sait Jamais Ron Padgett collection américaine traduction Claire Guillot poésie 96 pages 15 x 20 cm 17 € ISBN 978-2-84809-176-1 Dans son livre, Ron Padget passe la serpillère, prépare une lessive, lance le café... et écrit des poèmes. Car la poésie est une activité du quotidien : « encore un petit poème/avant d'aller au lit ». Et surtout car chez lui le quotidien conduit à la poésie. Les objets les plus triviaux – un balai en paille de maïs, une statuette d'indien en bois, une bicyclette – ramènent à la mémoire, à l'enfance, au temps qui passe. En apparence, les poèmes de Ron Padgett sont simples, légers et malicieux : on y croise des elfes très méchants, de petits chiens qui sautillent et des nuages de fumée. On commence toujours l'air de rien, avec une comptine ou une expression toute faite -« on ne sait jamais ». Mais Ron Padgett prend les mots à la lettre, il jongle avec eux comme avec les molécules qui nous composent. Et son poème finit, insensiblement, par s'interroger sur l'essentiel. « J'ai 49 ans et la mort tout autour de moi. L'écriture peut-elle aider? Sans doute que non. » Il viendra en France en mai 2012. Auteur de nombreux livres de poésie, grand traducteur de poésie française (Cendrars, Apollinaire, Reverdy), Ron Padgett est né dans l'état d'Oklahoma en 1942. Associé à l’école de New York, Ron Padgett a collaboré avec de nombreux écrivains et artistes (Joe Brainard, Bertrand Dorny, Alex Katz, George Schneeman, Trevor Winkfield, Jim Dine). Il partage son temps entre New York et Calais (Vermont). |
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Pied Bot Charles Bernstein collection américaine traduction Martin Richet postface de Jean-Marie Gleize poésie 128 pages 15 x 20 cm 16 € ISBN 978-2-84809-187-7 Pied bot est un livre qui regroupe trois textes : l’important Shade publié en 1978, troisième livre de Charles Bernstein, et premier titre de la maison d’édition indépendante Sun and Moon qui, sous la direction de Douglas Messerli, a publié de nombreux livres de poésie expérimentale dans les années 80 et 90. A Shade le traducteur Martin Richet a joint The Occurrence of Tune, court texte publié comme petit livre en 1982 avec un texte de Charles Bernstein et des photos de l’artiste Susan Bee, son épouse. Martin Richet a fait précéder le tout d’un bref texte intitulé « préface » qui sert de préface au recueil critique Content’s Dream: Essays 1975-1984. Cette préface n’est pas un texte critique mais un long poème en prose qui offre un autre mode de réflexion que le discours théorique. Idées et abstractions s’offrent ici à celui qui s’engage dans le champ poétique. Pris dans son ensemble, Pied bot marque une étape importante dans l’histoire de la poésie américaine : il tire les avancées poétiques d’un John Ashbery et d’un Frank O’Hara, de ce qu’il est convenu d’appeler l’École de New York, vers une tension soutenue entre le concret et l’abstrait, il prolonge leurs disjonctions poétiques auxquelles il soumet le « je » (« La personne ? » interroge d’emblée la préface), une subjectivité qui apparaît problématique à l’orée des années 80 aux poètes du « mouvement » L=A=N=G=U=A=G=E. Pied bot se fait à cette occasion réflexion et pratique de la « difforme » poétique, afin de désarticuler ce qui semble « aller de soi ». Il viendra en France en mars 2012. |
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Musicien, poète et performeur, Joachim Montessuis est une figure majeure de la scène poétique expérimentale contemporaine. Regen est une réflexion sur le concept de régénération. Biologique, musicale, poétique : la régénération est explorée dans un court texte, composé de notes diverses, qui se font écho. Le livre est accompagné par une pièce sonore inédite sur cd. Joachim Montessuis est né en 1972. Il est poète sonore et performeur. Il est actuellement l’artiste le plus représentatif de la poésie électronique. Professeur aux Beaux Arts de Strasbourg, il interroge depuis quinze ans les frontières entre poésie et son, mots et fréquences auditives. |
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Méthodologie de la vie clandestine Rémi Deulceux collection extraction 96 pages dont 32 en couleur livre + CD audio 13 x 18,5 17 € 9782848091884 La fin des années 70 a vu l’émergence de mouvements prônant la lutte armée. Rémi Deulceux a 25 ans, trop jeune pour avoir vécu les années de plomb. Il se penche, avec un regard d’aujourd’hui sur l’histoire d’Action Directe. Le comment, le pourquoi des choix de Jean-Marc Rouillan, Nathalie Ménigon, Joëlle Aubron et Georges Cipriani. Mais également leurs moyens, leurs idéaux, et le fonctionnement du système qu’ils ont voulu combattre. Les raisons de leur échec, aussi. Ce qu’ils voulaient détruire, une démocratie outil de la bourgeoisie, inexorablement au service des classes supérieures, est toujours en place. Installation poétique accompagnée d’une pièce sonore, ce texte revient sur cette terrible alternative : la liberté par les armes, ou la paix au prix de la soumission. Rémi Deulceux s’essaie à la mise en scène et à l’écriture théâtrale. Il publie ici son premier livre. |
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Une sœur et un frère revisitent les motifs récurrents de la scène familiale. Tabous, deuil, inceste, souvenirs écran : tour à tour violentes, sarcastiques, pathétiques, irritées, outrancières, névrosées, complaisantes, ces deux voix vont vider, de fond en comble, leur sac verbal. Emporté par une phrase flux et ponctuée, qui avance par embardées, ce texte à deux voix tourne dans une forêt, passe au travers des gouttes, plonge dans une rivière. Un fantôme apparaît, on se tue sous un pont, on vit un 11 septembre, on couche avec qui passe. Une performance obscène et sidérante. Arno Calleja est né en 1975. Il a publié de nombreux textes, notamment chez Inventaire/ Invention et Le Quartanier. |
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Guillaume Lebrun doit son existence à une technique : c’est un bébé éprouvette. Il se considère donc comme un prototype numéroté, un être humain à l’essai, qui doit intégrer les données qui lui sont soumises. Mais dès l’enfance, seules la violence et la folie familiale constituent son quotidien : son père est son bourreau. Alors qu’il tente de se reconstituer une identité, il est assailli par la voix des victimes, nombreuses, du même tortionnaire. Tous exigent que l’écrivain relaie leur histoire, quitte en perdre sa propre langue. Récit fulgurant sur l’impossibilité de dire l’horreur, ce texte interroge la notion d’autofiction de manière inédite. Guillaume Lebrun a 25 ans. Il a publié l’an dernier son premier livre, Quelque chose de l’ordre de l’espèce, dans la collection Extraction. |
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